Comment choisir son matériel d’artiste

La question du matériel artistique revient souvent que ce soit entre professionnels qui cherchent à trouver une solution à un problème précis ou avec des amateurs qui souhaitent éviter des dépenses inutiles ou des erreurs d’achat.

Je pensais publier un article sur ce thème dans quelques semaines, mais comme ces questions ont refait surface en bavardant dessin avec Isatis et une de ses amies la semaine dernière, j’en profite…

Qu’est ce qu’un outil adéquat ? Comment choisir son matériel d’artiste ? Comment reconnaître les bons outils ? J’espère que ces quelques lignes vous apporteront des éléments de réponses sur ces thèmes.

N’hésitez pas à poser des questions ou à partager vos astuces en commentaires ! 🙂

Connaître sa façon de travailler

Un outil adéquat ou un bon outil dépend beaucoup de votre façon de travailler et du résultat que vous cherchez à obtenir. Votre matériel artistique idéal va donc évoluer au fil du temps avec votre pratique.

peindre outils matériel artiste

Lorsque j’aborde une nouvelle technique, je privilégie généralement du matériel générique des magasins beaux-arts. Les magasins comme Géant des Beaux-Arts (marque Gersteacker) proposent souvent des produits d’entrée de gamme de bonne qualité, alors que j’ai été plutôt déçue par les produits des magasins plus généralistes comme Cultura (marque Créa). J’ai tendance aussi à accorder plus d’importance, surtout au début, à l’outil qui trace (crayon, pinceau, gouge) qu’au support (papier, lino).

Ensuite, plus je connais ma façon de travailler ou les aspects que je veux améliorer dans le résultat final, plus je vais pouvoir affiner mes choix d’outils. Pour l’acrylique, par exemple, je sais maintenant quels papiers et pinceaux me conviennent le mieux. Je connais aussi mieux les autres outils dont j’ai besoin pour réaliser mes illustrations, qu’il s’agisse d’outils traditionnels ou d’outils informatiques, de documentation ou d’outils de suivi de projet.

Des outils adaptés à chaque étape du processus créatif

Le choix de mes outils se fait en fonction de deux objectifs : gagner en efficacité et gagner en qualité.

Gagner du temps, gagner en efficacité, cela peut être :

  • avoir un carnet de croquis facile à scanner, ou
  • utiliser des outils tels que la table lumineuse pour reporter un crayonné, ou encore
  • utiliser un sèche-cheveux pour accélérer le séchage de la peinture…

Gagner en qualité, c’est aussi :

  • améliorer la cohérence de mon travail en choisissant mes outils de prédilection et me perfectionnant dans ma façon de les utiliser,
  • connaître les outils qui ne sont pas à proprement parler du matériel artistique mais qui contribue à améliorer mon environnement de travail (lampes, ordinateurs, tables, etc.),
  • améliorer ma gestion du temps ou mon suivi des différents projets grâce à des outils existants ou personnalisés.
Il n’y a pas de bon ou de mauvais outil

Le fait de ne pas utiliser tel outil ou de préférer tel ou tel matériel pour réaliser votre travail ne fait pas de vous un mauvais artiste ou un amateur. Votre sérieux, votre professionnalisme ne se mesure pas à la marque de votre matériel artistique mais à votre démarche.

Détourner un outil de sa fonction première peut aussi être un élément à part entière de votre processus créatif. Je pense notamment au travail de Christophe Girard dans sa trilogie Le Linceul du Vieux Monde : le bic n’est pas le premier outil auquel on pense lorsqu’on parle bande dessinée. Pourtant ce parti pris est ici complètement pertinent par rapport au propos et au scénario.

Sortir de sa zone de confort

Vous l’aurez compris, le choix du matériel d’artiste ne se fait pas sans un certain nombre d’essais et d’erreurs. N’hésitez pas à distinguer les outils que vous utilisez dans vos moments de recherche créative de ceux que vous utilisez dans vos moments de performance.

Le carnet de croquis reste un bon moyen de tester certains outils. De même, les études couleur petit format pour une image finale plus importante permettent d’essayer des échantillons de papier ou des outils (feutres, crayons, peintures) avec lesquels vous êtes moins habitués à travailler.

Participer à des challenges sur les réseaux sociaux peut aussi vous permettre de progresser avec certains outils. C’était le but principal, à l’origine, du challenge Inktober.

Collecter des astuces au fur et à mesure

Il est toujours plus intéressant de collecter des astuces lorsque l’on rencontre un problème précis. Bien sûr, Internet en regorge ! De nombreux artistes publient sur les réseaux sociaux des vidéos ou des tutoriels qui permettent de découvrir leur façon de travailler. Vous pouvez aussi suivre des masterclasses en ligne.

Personnellement j’aime aussi profiter d’un festival BD ou d’un salon du livre pour rencontrer un.e artiste et échanger sur le sujet. Lorsque l’on a une idée précise des sujets que l’on souhaite aborder, cela promet un échange riche et vraiment intéressant…

Vous l’avez compris, le matériel d’artiste idéal, c’est un peu la quête du Graal ou la recherche de l’Atlantide : l’affaire de toute une vie d’artiste ! Je serais curieuse de connaître vos anecdotes à ce sujet. Alors n’hésitez pas à partager vos astuces en commentaires 😉

Bon dessin à tou.te.s !!!

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